Avant, le mur boit l’eau, noircit par plaques et la mousse revient dès la première saison humide. Après un vrai traitement, le support respire mieux, l’eau perle au lieu de s’incruster, et on voit tout de suite si l’enduit tient encore ou s’il faut aller plus loin qu’un simple nettoyage. Je ne rince jamais fort d’entrée. On commence par appliquer une solution anti mousse concentrée, laissée au contact le temps qu’il faut selon l’encrassement, souvent entre 20 et 40 minutes. C’est là que le terrain parle : sur une surface farinante, si on attaque trop vite, on arrache la peau du support. Le bon geste, c’est un passage régulier de bas en haut, puis un rinçage basse pression au karcher, buse ouverte, pour décoller les résidus sans creuser les joints ni lever les écailles de peinture. Quand le mur est propre et bien sec, on finit avec une protection hydrofuge. Je préfère ce point-là à un rendu trop blanc sur le moment, parce que l’important, c’est de freiner l’humidité dans le temps et de renforcer le support. C’est souvent à ce stade qu’on voit la différence entre un entretien sérieux, un futur ravalement façade, ou un ensemble avec demoussage toiture mené par un couveur qui regarde le bâti dans sa globalité. Si en passant la main le grain reste ferme et qu’aucune poudre ne vient au doigt, on sait qu’on peut protéger proprement.
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