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Il y a 1 semaine

Un mardi matin classique, je pose l’échelle, je passe la main sur le mur encore froid et je repère tout de suite ce que la peinture seule ne cachera pas. Le son change sous le grattoir, plus creux à un endroit, plus sec à un autre, et c’est souvent là que la fissure travaille encore. Sur une reprise propre, je ne peins jamais d’abord. J’ouvre légèrement la lézarde au couteau triangulaire, je dépoussière à la brosse nylon, puis je garnis avec un mastic acrylique fibré ou un enduit souple selon la largeur. En dessous de 5 degrés, je reporte. Le produit tire mal, et on fabrique un problème pour l’hiver suivant. Ce que beaucoup ne voient pas, c’est que la trace noire près d’un appui de fenêtre n’est pas toujours juste sale. L’odeur un peu terreuse, la poudre qui reste au doigt, la microfarine au ponçage, tout ça dit si le support boit encore l’eau. Dans ce cas, un ravalement façade sérieux commence par le diagnostic, pas par le rouleau. Comme couveur, j’ai l’habitude de regarder aussi ce qui se passe plus haut. Une fissure en pignon peut venir d’une infiltration en tête de mur, d’un faîtage fatigué ou d’une goutte d’eau qui revient toujours au même endroit. À votre prochaine demande, regardez la régularité des bords de fissure et si la peinture cloque après la pluie, c’est un vrai indice.

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